Archives événementielles

Automnales 2019
Voici ci-dessous quelques toiles des deux artistes exposés suivies d'un article du journal La Montagne du 25 octobre 2019      qui fait un commentaire sur l'évènement dont l'association peut se réjouir. Jugez vous-mêmes. L'article est suivi de photos et commentaires qui illustrent les principaux faits qui ont jalonné ces trois jours mémorables.        Il appellent le relèvement des manche car la pression est grande pour réussir l'épisode 2020. Celui ci respectera le fil rouge artistique mais permettra de découvrir d'autres facettes des ARTS
Anne Pourny
Tumultes XXX
dyptique
100x60 cm
Tumultes XXIII
100 x 100 cm

Tumultes XXX diptyque

100x160 cm

Tumultes XXIII

 100x100 cm

Jacques Reverdy

H. Ecran transparent

25 octobre 2018 130x89 cm

Filigrane 

26 juillet 2017 90x90 cm

Sentier sous le vent 

03 avril 2018 146x97 cm

Harmony in Chaos VIII

100x81 cm

 

Sentier sous le vent

3 avril 2018 146x97 cm

 
 

Les expositions.

Les Conférences des artistes.

Anne Pourny

Sans aucun doute sa recherche inscrit d’emblée le spectateur dans une nature fantasmée et vécue, minutieusement déchiffrée et cependant tracée avec une rare intensité par des gestes amples et parfois rageurs. Le mouvement emporte le regard et la perception dans une musicalité vibrante, envoûtante, qui fait du regardant un acteur de l’acte pictural.

La philosophie chinoise est ici actualisée et revue par une occidentale, sans rien perdre des données fondamentales apprises auprès des Maîtres. Une eau semble sourdre de partout, jouant avec les brumes, les marées, les projections, les transparences. Sa lumière sculpte l’espace, jouant avec les opacités et les failles.

Cependant, cette eau immanente et fugitive n’est pas de l’eau … seulement un délicieux effroi venu du plus lointain de nos origines et de notre instinct de survie. L’eau, élément essentiel de notre organisme, bienfaisante et dangereuse à la fois est ici mise en scène. 

Anne P. parvient à cette mystérieuse mutation qui fait naître, des matières mises en œuvre et des couleurs orchestrées, un univers inconnu d’ombre et de lumière qui laisse glisser entre les doigts malhabiles l’eau originelle de la naissance et de la vie.

Jacques Reverdy

Peindre … C’est écrire le temps qui passe et c’est entretenir sans cesse une musique intérieure. C’est faire du noir de l’écriture des miroirs de lumière et de la couleur l’apparence d’un monde

C’est être attentif au surgissement de l’inattendu  et se livrer au vertige de l’aventure. Le tableau devient alors le miroir complexe de la solitude de l’homme confronté à un monde trop grand pour lui.

Peindre c’est aussi aller à la rencontre de l’autre, complice ultime qui légitime l’œuvre en se l’appropriant … musique lancinante qui continue à vivre dans la mémoire. Ainsi vont le partage et l’échange. Ainsi naît la rencontre, inattendue, précieuse, persistante …

Ces chemins brièvement évoqués ont été tracés à Meyssac : la poésie s’est nourrie des jeux d’eaux et des voix de la terre. Une parenthèse heureuse dans un quotidien complexe, figé dans le matérialisme et les faux-semblants. Comme un appel à préserver savoir-faire et humanisme afin de ne pas oublier que l’art est toujours menacé dans les périodes obscures.

Le spectacle Denis Wetterwald et son orchestre.

Denis Wetterwald

 

Après le silence méditatif qui accompagne la déambulation devant les tableaux, jaillissent les mots, le regard et l’occupation de l’espace … le comédien, dans son élégant costume s’est emparé de la scène !

Alchimiste insaisissable,  il installe dans sa démesure baroque un univers insolite -et le mot est faible !- emportant tout sur son passage. A un rythme infernal, le spectateur est aspiré dans un parcours habité de musiciens qu’il ne verra jamais, d’une locomotive déjantée, de théories

pseudo scientifiques qui donnent du fil à retordre aux cerveaux les plus affutés ! 

Un rire irrépressible flotte en permanence au-dessus de l’assistance, orchestré parfois d’anciennes chansons à peine esquissées, surgies d’on ne sait où, qui infusent une jeunesse perdue dans un délire partagé.

 

Alors se profile une longue fin qui induit le désir de tout reprendre depuis le début, car sans se l’avouer bien des présents n’ont pas tout compris … et c’est heureux ! Un retour au rationnel détruirait le rêve, proche du meilleur surréalisme, déroulé sans interruption pendant une heure et quarante minutes. 

 

Respect l’Artiste pour l’élégance de ton humour qui atteint les sommets avec modestie … et sans une once de vulgarité !  

La poésie dans la peinture

Anne Marie Prévot

La convivialité

Les remerciements