Archives événementielles

Automnales 2019

Conférences des artistes

Anne Pourny

Sans aucun doute sa recherche inscrit d’emblée le spectateur dans une nature fantasmée et vécue, minutieusement déchiffrée et cependant tracée avec une rare intensité par des gestes amples et parfois rageurs. Le mouvement emporte le regard et la perception dans une musicalité vibrante, envoûtante, qui fait du regardant un acteur de l’acte pictural.

La philosophie chinoise est ici actualisée et revue par une occidentale, sans rien perdre des données fondamentales apprises auprès des Maîtres. Une eau semble sourdre de partout, jouant avec les brumes, les marées, les projections, les transparences. Sa lumière sculpte l’espace, jouant avec les opacités et les failles.

Cependant, cette eau immanente et fugitive n’est pas de l’eau … seulement un délicieux effroi venu du plus lointain de nos origines et de notre instinct de survie. L’eau, élément essentiel de notre organisme, bienfaisante et dangereuse à la fois est ici mise en scène. 

Anne P. parvient à cette mystérieuse mutation qui fait naître, des matières mises en œuvre et des couleurs orchestrées, un univers inconnu d’ombre et de lumière qui laisse glisser entre les doigts malhabiles l’eau originelle de la naissance et de la vie.

Jacques Reverdy

Peindre … C’est écrire le temps qui passe et c’est entretenir sans cesse une musique intérieure. C’est faire du noir de l’écriture des miroirs de lumière et de la couleur l’apparence d’un monde

C’est être attentif au surgissement de l’inattendu  et se livrer au vertige de l’aventure. Le tableau devient alors le miroir complexe de la solitude de l’homme confronté à un monde trop grand pour lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peindre c’est aussi aller à la rencontre de l’autre, complice ultime qui légitime l’œuvre en se l’appropriant … musique lancinante qui continue à vivre dans la mémoire. Ainsi vont le partage et l’échange. Ainsi naît la rencontre, inattendue, précieuse, persistante …

Ces chemins brièvement évoqués ont été tracés à Meyssac : la poésie s’est nourrie des jeux d’eaux et des voix de la terre. Une parenthèse heureuse dans un quotidien complexe, figé dans le matérialisme et les faux-semblants. Comme un appel à préserver savoir-faire et humanisme afin de ne pas oublier que l’art est toujours menacé dans les périodes obscures.

Tumultes XXX diptyque

100x160 cm

Tumultes XXIII

 100x100 cm

Harmony in Chaos VIII

100x81 cm

 

Sentier sous le vent

3 avril 2018 146x97 cm